Insectes, maladies, ravageurs

LES ENNEMIS DE L’AIRELLE

  • Oxalide
  • Petite oseille
  • Vesce jargeau
  • Pissenlit

MAUVAISES HERBES

Les mauvaises herbes sont certainement la source principale d’embêtement, surtout si vous désirez fonctionner en régie biologique.

Comme les plants d’airelle développent un vaste réseau de rhizomes en surface, la meilleure façon de se débarasser des mauvaises herbes demeure encore de les arracher manuellement.

L’épandage d’une bonne couche de paillis végétal aide aussi à limiter la propagation des plantes indésirables. On peut également planter du gazon entre les allées et le tondre régulièrement, ou encore mettre des toiles de sol.

Parmis les principales espèces que nous rencontrons dans nos champs, on compte:

  • Petite oseille (Rumex acetosella)

  • Prêle (Equisetum arvense)

  • Oxalide (Oxalis montana)

  • Pissenlit (Taraxacum officinale)

  • Vesce jargeau (Vicia cracca)

MALADIES

Bien que particulièrement résistants, les plants d’airelle rouge sont sensibles à certaines maladies, particulièrement d’origine fongique. Il serait trop long de toutes les identifier ici, nous préférons référer à la littérature citée dans la section: Recherches et références.

À titre d’illustration, voici les photos illustrant les deux principales maladies fongiques rencontrées dans nos champs, soit le Phytophthora citricola et l’Allantophomopsis lycopodina. Présentes depuis le début, ces deux maladies n’ont jamais été hors de contrôle ni causé d’inquiétude majeure. Nous préconisons d’ailleurs une approche naturelle qui admet la présence occasionnelle de maladies.

En 2021, nous avons découvert que le Phytoplasme du flétrissement du bleuet s’attaque également à l’airelle. Des études sont en cours pour trouver des solutions à ce nouveau phénomène apparu au Québec depuis quelques années seulement.

Solutions:

Encore une fois, un sol sain et bien drainé et un désherbage régulier sont les meilleurs moyens de dépistage et de lutte.

  • Phytophthora feuilles
  • Phytophthora fruits
  • Allantophomopsis-lycopodina
  • Phytoplasme du flétrissement du bleuet
  • Piège à phéromone
  • Papillon de la pyrale de l'atocas
  • Chenille de la pyrale de l'atocas
  • Dégâts de la pyrale de l'atocas
  • Larve de drosophile à ailes tachetées dans une airelle rouge.

INSECTES

Parmi les insectes, on rencontre deux ennemis majeurs, soit la pyrale de l’atocas et, depuis 2023, la drosophile à ailes tachetées.

Comme la cicadelle est le vecteur de propagation du phytoplasme, elle peut être considérée comme une nuisance aussi, bien qu’il n’y aie rien qu’on puisse faire pour la contrôler. sinon que de placer entièrement le champ sous structures avec filet.

Le dépistage peut se faire avec des pièges à phéromone ou des pièges jaunes collants, selon le cas.

Solutions:

La lutte, quand elle est nécessaire, peut passer par l’épandage d’un insecticide biologique ou conventionnel, selon la régie de culture désirée. L’utilisation de filets de protection est rendue compliquée par la nécessité de polléniser la seconde floraison au moment où mûrit la première, à moins d’utiliser des structures portantes, ce qui peut s’avérer extrêmement coûteux.

ANIMAUX

Bien que tous les rongeurs puissent représenter un risque, nous n’avons jamais remarqué de dégâts liés à ces animaux, exception faite du mulot.

Durant la période d’établissement, les chevreuils peuvent avoir tendance à déraciner les jeunes pousses. L’hiver, si le couvert neigeux est bas, ils vont avoir tendance à brouter les tiges. Durant la période de mûrissement, ils sont également les premiers à s’emparer des fruits, ce qui peut entraîner des pertes considérables.

Les oiseaux de notre région ne semblent pas poser de problème majeurs. Nous tentons de favoriser les espèces insectivores et les oiseaux de proie afin qu’ils aident à réduire les papillons nuisibles et à chasser les petits rongeurs.

Solutions:

Pour aider à éloigner les rongeurs, on conseille de tondre régulièrement le bord des champs. Des pièges peuvent également être installés.

Contre les chevreuils, aucun moyen de répulsion ne s’est avéré efficace. Seule une clôture de 8 pieds de haut peut venir à bout de l’intérêt de ces cervidés une fois qu’ils ont découvert la plantation…

L’efficacité de certains animaux domestiques, comme le chat ou le chien, n’est pas à sous-estimer non plus.

  • Dégats causés par les mulots